Quel est le secret de Guillaume Musso ? Il manie avec aisance l’art du mystère et du suspense. Il sait captiver son lecteur jusqu’à lui faire perdre la notion du temps. Commencer un " Musso ", c’est devenir dépendant d’une histoire jusqu’à la dernière page.Pourquoi lui ? Parce qu’au-delà du mystère de ses intrigues, ses livres parlent d’amour, d’amitié, de filiation, de ces liens très forts qui unissent les gens. Il raconte surtout aux grandes personnes des histoires dont la fin sonne comme les contes de l’enfance. Et, pour la première fois, Guillaume Musso va écrire pour les plus jeunes.
Ses personnages ont un point commun avec les enfants d’ELA. Ils courent après la vie, ils défient le destin parce qu’ils veulent prouver que rien n’est écrit d’avance, que chacun peut écrire sa vie. Guillaume Musso s’adresse aux malades et à leurs familles, aux élèves qui se mobilisent et à tous ceux qui veulent aider ELA, car si on s’y met tous ensemble, on pourra écrire un futur à ces enfants.
Pour quelles raisons avez-vous accepté d’écrire la dictée d’ELA ? et de participer ainsi au combat de l’association ?
D’abord j’admire depuis longtemps ELA, son combat bien sûr mais aussi l’inventivité que manifestent ses équipes pour faire connaître à tous ce combat. Et puis l’idée que partout à travers la France des enfants se mettent devant leur table de travail, avec le but commun de faire reculer des maladies, m’enthousiasme. J’aime cette solidarité innée qu’ont souvent les enfants, leur capacité à se mobiliser contre l’injustice, leur confiance dans le fait qu’on peut changer le monde en s’y mettant à plusieurs. Parfois, à l’âge adulte, on perd cette force. Et c’est très dommage, parce qu’au fond c’est vrai !
Quel(s) message(s) avez-vous eu envie de faire passer à travers ce texte ?
Avant tout j’avais envie que les enfants soient contents d’écrire ce texte, qu’ils puissent se l’approprier, qu’il trouve un écho en eux. Mon côté prof sans doute ! Ensuite je voulais que ces quelques lignes énoncent la maladie sans crainte, mais redisent surtout la force de la confiance et de l’espoir. Parce que là où il y a de l’espoir, il ne fait jamais nuit…
Pensez-vous que l’école soit un lieu propice à l’expression de la solidarité, à la connaissance de l’autre, à l’acceptation de la différence ?
Je ne vais pas vous dire le contraire, mon premier métier, c’est professeur ! L’école et la salle de classe sont pour moi un lieu d’apprentissage de la vie essentiel. Dans l’école en tant qu’institution de nombreux progrès ont été faits pour l’accueil de la différence, même si la situation est loin d’être parfaite. Mais je pense que la capacité d’enthousiasme et d’engagement collectif dans les écoles, de la part des professeurs comme des élèves, est très forte. Après il faut savoir la solliciter, comme le fait très bien ELA…
Un mot pour les familles d’ELA ?
Je suis heureux et fier d’avoir fait ce petit bout de chemin à vos côtés et au côté de vos enfants.
Merci à vous !
Merci à vous !




