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• Obtention de cellules précurseurs du SNC de M. fascicularis,
primate non humain, pour l'étude des thérapies cellulaires et géniques
destinées au traitement des leucodystrophies.
Dr Annik Baron-Van Evercooren - INSERM CJF97-11 - Paris

D'une part la découverte récente de cellules souches du système nerveux central (SNC) capables de se différencier en neurones, astrocytes et oligodendrocytes, et d'autre part, les résultats encourageants de la transplantation de cellules gliales capables de générer une gaine de myéline ouvrent aujourd'hui la perspective d'entreprendre une stratégie de thérapie cellulaire et/ou génique destinée à réparer des lésions de dys- ou démyélinisation des maladies démyélinisantes telles que les leucodystrophies, la sclérose en plaques ou celles dues à des accidents toxiques ou traumatiques. Ces thérapies impliquent la greffe des cellules nécessaires au remplacement des cellules malades incapables d'assurer l'intégrité de la gaine de myéline entourant les axones et/ou l'apport au malade de gènes qui pourraient combler le manque ou l'erreur héréditaire empêchant les cellules de fonctionner normalement.

L'émergence de ces nouvelles thérapies pour le traitement des leucodystrophies nécessite l'utilisation de modèles animaux philogénétiquement plus proches de l'Homme que ceux établis chez les rongeurs et les chiens utilisés jusqu'à présent.

Nous nous proposons d'utiliser un modèle de primate non-humain, le M. fascicularis, pour déterminer les conditions nécessaires pour l'établissement et l'amplification de cultures de cellules souches et/ou progénitrices du lignage oligodendroglial à partir du SNC périnatal. Ceci permettra d'obtenir des cellules en nombre suffisant pour réaliser des greffes dans la souris shiverer et la souris jimpy, modèle de la maladie de Pelizaeus-Merzbacher. On pourra ainsi évaluer les capacités des cellules de primate cultivées au laboratoire de migrer et se différencier en formant des gaines de myéline normale. Les cellules seront également utilisées pour l'exploration des
stratégies de vectorisation des gènes utiles pour palier aux déficiences héréditaires.

Ces travaux permettront, en connaissant les conditions de cultures nécessaires, d'isoler et de cultiver au laboratoire des cellules d'origine humaine et d'initier la recherche préclinique nécessaire à la mise au point d'une thérapeutique chez l'Homme.

Subvention : 150 000 FF (28 867 euros).

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