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• Développement de cellules souches pour la réparation de la myéline.

Dr Annik Baron-Van Evercooren - INSERM U546 - Université Pierre et Marie Curie - Paris 6


La découverte récente des cellules souches du SNC capables de se différencier en neurones, astrocytes et oligodendrocytes, ainsi que les résultats encourageants de la transplantation de cellules gliales capables de générer une gaine de myéline, ouvrent aujourd'hui la perspective d'entreprendre une stratégie de thérapie cellulaire et/ou génique destinée à réparer des lésions de dys- ou démyélinisation des maladies démyélinisantes telles que les leucodystrophies, la sclérose en plaque ou celles résultant d'accidents toxiques ou traumatiques. Ces thérapies impliquent la greffe des cellules nécessaires au remplacement des cellules malades incapables d'assurer l'intégrité de la gaine de myéline entourant les axones et/ou l'apport au malade de gènes qui pourraient combler le manque ou l'erreur héréditaire empêchant les cellules de fonctionner normalement.

L'émergence de ces nouvelles thérapies pour le traitement des leucodystrophies nécessite l'utilisation de modèles animaux philogénétiquement plus proches de l'Homme que ceux établis chez les rongeurs et les chiens utilisés jusqu'à présent.

Nous nous proposons d'utiliser un modèle de primate non-humain, le M. fascicularis, pour déterminer les conditions nécessaires pour l'établissement et l'amplification de cultures de cellules souches et/ou progénitrices du lignage oligodendroglial à partir du SNC périnatal. Ceci permettra d'obtenir des cellules en nombre suffisant pour réaliser des greffes dans la souris jimpy, modèle de la maladie de Pelizaeus-Merzbacher. On pourra ainsi évaluer les capacités des cellules de primate cultivées au laboratoire, de migrer et de se différencier en formant des gaines de myéline normale. Ces cellules pourraient également être utilisées pour l'exploration des stratégies de vectorisation des gènes utiles pour palier aux déficiences héréditaires. Des données récentes indiquent que chez le rongeur, des cellules souches issues de tissus non-neuraux (système hématopoïetique, peau) ont la possibilité de se transformer en cellules neurales. Nous initierons des expériences à partir de ces cellules afin d'analyser leur potentiel de différenciation en oligodendrocytes après transplantation dans les mêmes modèles animaux. Le potentiel de réparation des cellules souches les plus performantes sera alors analysé dans le contexte de la transplantation dans un modèle de démyélinisation établi chez le singe.

Ces travaux permettront de sélectionner le type de cellule la plus performante pour la remyélinisafion du SNC, de définir les conditions nous permettant de les isoler et de les cultiver au laboratoire, et d'initier la recherche pré-clinique nécessaire à la mise au point d'une thérapeutique chez l'Homme.

Subvention : 28 203,06 Eu.

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