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Identification du gène en cause dans le syndrome CACH.
Dr
Odile Boëspflug-Tanguy et Mlle Anne Fogli
- INSERM U384 - Clermont-Ferrand
Parmi les leucodystrophies
d'origine indéterminée, une nouvelle entité a été
récemment décrite sous le nom de syndrome
CACH. Le diagnostic repose actuellement uniquement sur des critères
cliniques et radiologiques. Il s'agit de la forme la plus fréquente
des leucodystrophies de cause indéterminée avec dégradation
rapide de la myéline.
L'existence de cas familiaux suggère une transmission génétique
autosomique récessive.
Un travail collaboratif national, européen et plus récemment
international, nous a permis de préciser les critères diagnostiques,
d'individualiser certaines formes cliniques, de mieux connaître
l'histoire naturelle de la maladie et de définir les critères
neuropathologiques (leucodystrophie avec cavitation de la substance blanche
et augmentation du nombre d'oligodendrocytes).
Après avoir testé des gènes candidats codant pour des protéines
de la myéline du système nerveux central (MBP, PLP, MOG)
ou de la charpente des cellules environnantes (GFAP), nous avons entrepris
une stratégie de localisation du gène en cause sur l'ensemble
des 22 chromosomes humains. Une première analyse à
partir de 7 familles, avec au moins deux enfants atteints, et 340 "marqueurs"
génétiques répartis sur l'ensemble du génome a permis d'identifier 11 régions chromosomiques
"potentielles". Dans ces régions, l'utilisation de marqueurs
plus proches, l'analyse de 20 familles supplémentaires nous a permis
de ne retenir qu'une seule région avec une probabilité de
liaison avec la maladie significative. Nous avons en particulier exclus,
dans notre population de familles, l'implication de la région 3q27,
récemment décrite comme liée à cette affection
(Leegwater et al, 1999) suggérant l'implication éventuelle
de plusieurs gènes (hétérogénéïté
génétique).
Parallèlement, l'analyse neuropathologique de 3 nouveaux cas a
permis de mieux comprendre les phénomènes pathologiques
en cause.
Nous proposons de poursuivre ce travail afin d'identifier le gène
en cause dans la région que nous avons identifiée liée
au syndrome CACH. La mise en évidence de ce gène permettra,
à court terme d'améliorer le conseil
génétique de cette affection, et à plus long
terme d'en connaître le mécanisme pathologique dans le but
de développer des stratégies thérapeutiques.
Subvention : 22 867,36 Eu.
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2001]
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