|
|
|
|
|
|
|

|
Rôle du gène ALDR comme modificateur et cible thérapeutique dans la maladie adrénoleucodystrophie liée à l’X Carme Camps – IGBMC – Illkirch L’adrénoleucodystrophie (ALD) est une maladie génétique liée au chromosome X qui peut débuter dans l’enfance (CCALD), l’adolescence ou l’âge adulte (AMN). Elle se caractérise par une démyélinisation du système nerveux central et une insuffisance surrénale. Dans ses formes cérébrales (les plus sévères), la maladie débute entre 5 et 12 ans et évolue rapidement vers un état grabataire, puis la mort. Le défaut biochimique est un déficit de l’oxydation péroxysomale des acides gras à très longue chaîne (AGTLC) qui s’accumulent dans la substance blanche du cerveau et d’autres tissus. Cette accumulation a probablement un rôle déstabilisant sur les membranes et donc sur la myéline, et un rôle toxique direct sur les surrénales. Le gène muté dans la maladie a été cloné dans notre laboratoire et commande le fonctionnement pour une protéine (ALDP) de transport localisée dans la membrane des peroxysomes. L’inactivation du gène ALD chez la souris présente un déficit biochimique moins sévère que chez l’homme, cependant avec des signes de toxicité dans les surrénales mais sans atteinte de la myéline. Des résultats récemment obtenus dans notre laboratoire montrent que l’inactivation de ce gène chez la souris ne produit pas des symptômes similaires à la forme précoce (CCALD) mais plutôt adulte (AMN) de la maladie humaine. La variation d’expression clinique au sein d’une même famille est très probablement due à l’intervention de gènes modificateurs. Un gène codant pour une protéine très similaire à l’ALD a été aussi identifié dans notre laboratoire, l’ALD-related protein (ALDRP). Notre hypothèse de travail : le rôle d’ALDRP est partiellement redondant avec la protéine déficitaire chez les malades (ALDP) et c’est donc un très bon candidat pour moduler la sévérité de la maladie. Nous avons généré des souris transgéniques qui surexpriment la protéine ALDRP et nos résultats montrent une correction du phénotype biochimique dans le cerveau et la moelle épinière de la souris ALD et aussi dans d’autres tissus cibles de la maladie comme les surrénales ou le nerf sciatique. Nous sommes en train de tester si la maladie tardive récemment découverte dans ces souris peut aussi être guérie par cette surexpression du gène homologue. Nous avons généré également des souris knock-out pour le gène ALDR et des souris inactivées pour les deux gènes, ALD et ALDR. Le but : créer un modèle de démyélinisation et mieux comprendre le rôle de ces deux protéines dans la pathogenèse de l’adrénoleucodystrophie. Comme techniques de travail nous pensons exploiter les différents modèles souris générées en utilisant des gels de deux dimensions et des puces d’ADN (cDNA microarrays) pour analyser les expressions différentielles des protéines et des ARN respectivement. |