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• Physiopathologie de l’ALD : identification de gènes modificateurs et analyse in vivo de la fonction de la protéine ALD

Muriel Asheuer – INSERM U 561 – Paris
Subvention : 12 000 €

L’adrénoleucodystrophie liée à l’X (ALD) est une maladie péroxysomale neurodégénérative qui se caractérise par une démyélinisation du système nerveux central (SNC) et une insuffisance surrénale. Elle affecte 1 garçon sur 15 000 avec deux principaux phénotypes cliniques. Les formes cérébrales (45 %) ont un pronostic redoutable et atteignent des garçons strictement normaux jusque-là. Les premiers signes de démyélinisation apparaissent entre 5 et 12 ans conduisant à un état végétatif ou la mort en 2 à 5 ans. Les formes adultes d’ALD, appelées adrénomyéloneuropathies (AMN, 45 %) se caractérisent par la survenue d’une paraplégie sévère entre 20 et 40 ans. Elles peuvent se compliquer secondairement d’une atteinte cérébrale démyélinisante qui a le même pronostic redoutable que chez l’enfant. Les objectifs de mon travail de thèse ont consisté à progresser dans la compréhension de la physiopathologie de la maladie afin d’aider à développer des stratégies thérapeutiques adaptées.

Mon premier objectif concerne l’identification des gènes impliqués dans la variabilité phénotypique de l’ALD. J’ai pour cela effectué une étude par RT-PCR quantitative en temps réel sur des prélèvements de cerveaux humains de patients ALD pour rechercher une différence d’expression de plusieurs gènes candidats. Les résultats préliminaires de mon étude montrent une expression différente des gènes ALDR et de la synthétase des acides gras à très longue chaîne (VLACS) selon les formes cliniques de la maladie. Ces données sont actuellement évaluées sur un plus grand nombre d’échantillons. Cette étude est d’autre part complétée par une analyse à grande échelle incluant l’analyse transcriptionnelle de 33 000 gènes grâce aux micropuces et une analyse protéomique.

Mon deuxième objectif vis à déterminer si l’oligodendrocyte est bien la cellule primitivement affectée par la mutation du gène ALD. J’ai pour cela établi des lignées de souris transgéniques exprimant le gène ALD (ou le gène ALDR) sous contrôle d’un promoteur spécifique d’oligodendrocytes, le promoteur de la protéine basique de la myéline (MBP). L’étude clinique, histologique, et biochimique de ces souris est en cours. L’expression restreinte de l’ALD dans les oligodendrocytes chez la souris ALD va permettre de répondre à deux questions majeures : prévenir la survenue d’une démyélinisation et tester si la surexpression du gène ALDR pourrait être une voie thérapeutique intéressante (car réalisable par une approche pharmacologique) dans l’ALD.

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