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• Etude du potentiel myélinisant de cellules issues des différents territoires télencéphaliques chez le primate humain et non humain : vers une thérapie cellulaire des maladies affectant la myéline du système nerveux central

Dr Delphine Buchet – INSERM U546
Université Pierre et Marie Curie - Paris 6– FRANCE
Subvention : 20 000 €

La découverte depuis une dizaine d’années de l’existence de cellules souches nerveuses capables de proliférer et de générer tous les types cellulaires du système nerveux central a permis d’envisager l’obtention d’un grand nombre d’oligodendrocytes pour le traitement par thérapie cellulaire des maladies affectant la myéline. Chez le rongeur, cette stratégie a permis de réparer la myéline dans différents modèles animaux de maladies démyélinisantes. Cependant, chez le primate, la difficulté à obtenir des cellules du lignage oligodendrocytaire in vitro a longtemps été un frein à ce type d’approches.

Ce projet vise donc à optimiser l’obtention de progéniteurs oligodendrocytaires à partir de cellules souches nerveuses chez le primate. Pour ceci, nous envisageons une approche en trois étapes : dans un premier temps, une étude histologique menée chez l’embryon humain issus d’IVG et chez l’embryon de macaque nous permettra de décrire l’émergence des progéniteurs d’oligodendrocytes au cours du développement précoce du cerveau antérieur. Dans un deuxième temps, les trois territoires télencéphaliques principaux (cortex, éminence ganglionnaire latérale et éminence ganglionnaire médiane) seront disséqués finement et mis en culture afin d’évaluer leur potentiel respectif à générer des cellules du lignage oligodendrocytaire in vitro. Enfin, les cellules issues de ces trois régions seront transplantées dans des modèles animaux de maladies dysmyéliniques afin d’évaluer leur potentiel respectif à réparer les lésions et à générer de la myéline in vivo. En parallèle de ces trois étapes, nous évaluerons l’effet de différents facteurs sur la différenciation in vitro des cellules souches et progénitrices d’embryons humains et non humains afin d’optimiser l’obtention de progéniteurs d’oligodendrocytes. Les cellules différenciées seront alors sélectionnées et greffées dans des modèles dysmyéliniques. A terme, ces études menées chez le primate devraient permettre d’effectuer des greffes dans des modèles animaux proches de la pathologie humaine et d’effectuer un nouveau pas vers la thérapie cellulaire des leucodystrophies affectant la myéline chez l’homme.

 

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